- Adulte: bouclier de la femelle circulaire, de 1,8 mm
de diamètre, de couleur brun-rouge ; exuvie larvaire peu ou pas excentrée.
centrale ou sub-centrale.
Le corps de la femelle, dont la couleur se confond avec celle du
bouclier, se laisse deviner sous ce dernier. Allongé tant
que la femelle n'a pas atteint le dernier stade, il devient alors
réniforme.
Un voile ventral blanchâtre, complet, caractéristique,
isole le corps de la femelle du végétal.
Le bouclier larvaire du mâle, ovale, plus foncé que
celui de la femelle, mesure 0,8 à 1,2 mm ; l'exuvie larvaire
est excentrée. L'adulte, ailé (1 paire d'ailes), est
de couleur jaunâtre.
-
Larve : elle est d'abord mobile (jaunâtre, 0,2 mm
de long) puis se fixe. Elle prend alors une forme circulaire et
sécrète son bouclier (*) .
Biologie
-
Espèce polyphage. On l'observe en Italie sur agrumes, Amandier, Vigne, le Poirier, le Prunier, Jujubier (Zizyphus),
Caroubier (Ceratonia), Rosier (Rosa).
- Les femelles émettent une phéromone qui attire les mâles,
qui apparaissent l'après midi. Bien qu'ils ne vivent qu'une
journée, les mâles peuvent se déplacer
d'environ 100 m contre le vent.
- Les femelles sont vivipares ; en réalité,
l'éclosion des oeufs a lieu juste avant la ponte. En une
dizaine de jours, la femelle donne naissance à 60 à
150 larves.
- Les larves, après une brève phase de torpeur (2
à 4 heures), quittent le bouclier maternel et se dispersent
sur l'arbre-hôte, s'installant sur les tiges de
préférence, ainsi que sur les feuilles et sur les
fruits. 1 jour plus tard, la plupart sont fixées.
Pendant la saison froide, les cochenilles colonisent plutôt
les parties les plus ensoleillées de la frondaison, en
été, les zones plus ombragées. En conditions
de temps chaud et sec uniforme la reproduction est meilleure.
En été, La chaleur, associée à une
humidité relative même faible, provoque une
mortalité considérable des larves nouveau-nées
sous le bouclier maternel.
- La mue imaginale survient normalement 4 à 6
semaines après la naissance.
Il est
très difficile de distinguer les générations,
qui se superposent largement. Dans des conditions climatiques
favorables, l'espèce présente 4
générations par an. L'hiver est passé sous
forme d'individus de tous les stades.
On peut trouver des femelles vivipares en activité depuis la
fin d'avril jusqu'à la première décade de
janvier ; il y a des larves mobiles pendant toute cette
période.
Les larves fixées de 1er stade se rencontrent toute
l'année également, sauf en avril ; les larves de 2e
stade et les jeunes femelles sont donc présentes toute
l'année.
Dégâts
-
L'espèce est dangereuse pour les agrumes. La présence
de cette Diaspine affaiblit l'organe colonisé et
la plante elle-même par ponction de sève, provoquant
ensuite des déformations par l'action toxique de la
salive.
Les branches souffrent de dessèchement et de crevasses
corticales, les feuilles jaunissent et tombent, les fruits se
trouvent incrustés de cochenilles dont il est très
difficile de se débarasser par brossage en stations de
conditionnement
Remarque
Parmi leurs
ennemis naturels, citons le champignon Cephalosporium
lecanii, les Coccinelles prédatrices (Chilocorus sp.)
et les Hyménoptères Chalcidiens
parasitoïdes.
Parmi ces derniers, Aphytis melinus a été
employé avec succès comme agent de lutte biologique contre le Pou de Californie
au Maroc.
Lutte :
Le pou de Califournie, est le plus redoutable, en raison des dégats causés à l’arbre, mais surtout à cause des rejets systématiques des fruits infestés lors du conditionnement, pour ceux déstinés à l’export
- Lutte chimique:
• Insectcides organophosphorés(et/ou)
• Huiles minérales
Fin du printemps–début été
Certainesannéesde fortes infestations, et été moins chaud, un traitement de “rattrappage” se fait en automne.
Matières actives recommandées :
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Chloropyrifos Methidathion |
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Pyriproxyfen Sources biblographiques : INRA Maroc & Inra France & IAV Hassan II |
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Lutte biologique:
Principales espèces de parasitoîdes et prédateurs du Pou de Californie sont :
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Ravageur |
Parasitoïdes |
Prédateurs |
|
Aonidiella aurantii |
Aphytismelinus Comperiellabifaciata |
Chilocorusbipustulatus Rhizobiuslophantae |
Ils jouent un rôle très important s’ils sont préservés(Pb. effets secondairesde pesticides)











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